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Les Coulisses

Les coulisses d’America Extrema

12000 km de forêt boréale à vélo, à pied et en kayak

Une expérience au cœur de l’être humain

america extrema

I Itinéraire : 4000 km à vélo, 2000 km à pied et 6000 km en kayak

  1. a) De la fin avril à octobre 2015:

En bicyclette : Cap Saint-Charles (Canada, Labrador, point le plus à l’est), Lodge bay, Churchill falls, Baie-Comeau, Chicoutimi, Amos, Cochrane, Nipigon, Thunder bay, Ignace, Pickle lake et Windigo lake (Ontario).

A pied et en packraft : Windigo lake, Sachigo lake, Oxford House, Thompson, Kinoosao, Lac du Caribou, Cochrane river, Wollastone lake, Fond du lac river, Lac Athabasca, Slave river, Le grand lac  de l’esclave, Mackenzie river, Norman Wells (Territoires du Nord-Ouest).

 

Soit 4354 km en VTT (sur routes goudronnées et pistes)

812 km à pied dont 160 sous lignes électriques, 88 sur routes d’hiver marécageuses, 465 km sur routes ou pistes, 43 sur rails, 4 en hors-piste et 52 en portage.

3282 km en packraft dont 473 à contre-courant et 1130 sur lac.

Total : 8448 km

 

Partie vélo : Du Labrador à l’Ontario, 4354 km

Elle débutera le plus tôt possible dans la saison, dès que les routes seront exemptes de neige, et durera un mois environ. J’aurai un VTT avec des sacoches d’une dizaine de kilos contenant tout le nécessaire pour bivouaquer. Les derniers assauts de l’hiver ainsi que les parties non goudronnées de la Labrador Highway risquent de me ralentir. Dans un souci de simplification logistique et par économie, j’ai choisi un équipement unique (mais polyvalent) pour faire face aux 3 saisons, aussi ma situation pourrait se révéler inconfortable en cas de chutes de neige.

 

Partie pédestre et packrafting : De l’Ontario au pied des Rocheuses, 4094 km

C’est la partie inédite et la plus difficile de mon trajet. Les difficultés résident dans l’enchaînement de nombreux portages dû aux rapides et chutes d’eau qui ponctuent les rivières, et la navigation sur lac où le vent peut entraver toute progression. L’enchevêtrement de lacs et de rivières est tel qu’il serait inconcevable de suivre cet itinéraire sans un kayak gonflable facilement transportable dans un sac à dos. Son point faible demeure sa lenteur, 4 km/h sur lac sans vent, qui sera compensé par l’adjonction d’une voile. Pour la même raison, j’ignore encore si je pourrai remonter les 473 km à contre-courant entre le Lac Caribou et le Lac Wollastone. En cas de problème, je devrais soit longer la berge à pied soit me procurer un canoë sur place. J’estime toutefois que mon embarcation fera l’affaire.

 

  1. b) Hivernage sur place d’octobre 2015 à mai 2016:

N’ayant aucune expérience du froid ni l’équipement idoine, j’interromprai mon expédition pour une durée de 7 mois environ. Je mettrai à profit mon temps libre pour…me reposer, rédiger mes notes et préparer la suite du parcours.

 

  1. c) Fin mai à Septembre 2016:

A pied : Norman Wells, McMillan Pass, Ross River.

En packraft : Ross river, Faro, Pelly crossing, Fort Selkirk, descente du Yukon jusqu’à Kaltag en Alaska.

A pied et en packraft : Kaltag, Unalakeet, Ungalik, Koyuk, Moses point, Nome, Teller et Cape Prince of Wales (point le plus à l’ouest de l’Alaska, vers le détroit de Béring).

 

Soit : 1100 km à pied dont 600 km pour traverser les Rocheuses et 500 km à longer les rivages de l’Alaska.

2500 km en packraft, en descente exclusivement.

Total : 3600 km environ

 

Traversée des Rocheuses :

Probablement la partie la plus grandiose du parcours, elle se fera à pied le long de la Canol trail. La longueur du trajet (environ 18 jours) en total autonomie pèsera lourd dans mon sac déjà chargé de 15 kilos d’équipement. Le versant ouest est cependant sillonné par une piste et il se pourrait (grâce à un contact Américain) qu’un vélo soit mis à ma disposition vers la piste d’atterrissage du McMillan Pass. J’économiserais alors 6 jours d’autonomie.

Descente du Yukon :

Suivre le cours de ce fleuve légendaire me permettra d’achever la traversée du Canada, d’entrer en territoire américain et de traverser la majeure partie de l’Alaska. Ce sera certainement le moment le plus reposant de ce périple.

 

Les rivages de l’Alaska :

Je ferai mes adieux au fleuve Yukon à hauteur d’Unalakeet pour suivre partiellement l’Iditarod car il n’est praticable sur toute sa longueur qu’en période de gel. Pour rejoindre le Cape Prince of Wales, je longerai à pied l’océan Pacifique et utiliserai le packraft pour traverser certaines baies. Mon inexpérience du kayak de mer devra m’inciter à la plus grande prudence lors de ces traversées.

II America Extrema répondra à 4 objectifs :

 

  1. a)     Mener à bien une première : La traversée intégrale en solitaire par moyen non motorisé de l’Amérique du Nord, de son extrémité la plus orientale à la plus occidentale.
  2. b)     Expérimenter les 4 pratiques suivantes dans le cadre d’une expédition :
  • Marcher pieds nus
    Nos pieds contiennent autant de capteurs sensitifs que nos mains et autant de glandes sudoripares que nos aisselles. Bref, ils ne sont pas du tout faits pour être enfermés dans des chaussures. Cette inadéquation s’est accrue avec la mise sur le marché dans les années 80 de chaussures bourrées d’amortis qui font aujourd’hui le fond de commerce des kinés, ostéos, etc ; les coureurs sont particulièrement concernés. (L’argumentaire d’une telle assertion dépasse le cadre de ce dossier aussi je suis disposé à donner davantage d’informations à ce sujet.) Les nouvelles générations qui hélas portent de « bonnes chaussures bien confortables » avant même de savoir marcher vont au-devant de problèmes de santé majeurs.
  • Manger végétalien
    Un nombre croissant d’athlètes de haut niveau et même de médaillés olympiques apportent la preuve que non seulement cette restriction alimentaire ne pose aucun problème de santé mais qu’elle n’est pas incompatible avec la réalisation de performances physiques. Choisir de ne plus consommer de produits d’origine animale est un acte citoyen pour lutter contre la pollution, le réchauffement climatique, la déforestation et l’exploitation des animaux. Choisir notre régime alimentaire est notre nouveau moyen de vote pour bâtir un monde meilleur et préserver sa santé.
  • Jeûner
    Je ne ferai qu’un seul repas par jour, le soir, pour les raisons suivantes. Etre à jeun tout en pratiquant une activité physique est le meilleur moyen d’éliminer les toxines accumulées dans l’organisme. Le corps est plus performant le ventre vide qu’en pleine digestion. En outre, manger une fois par jour est suffisant à l’égard de nos besoins physiologiques. Notre dépendance à la triade institutionnalisée petit-déj, déjeuner, dîner avec en-cas et pauses café ne sont que le triste reflet d’une alimentation profondément addictive et inadaptée. Jeûner régulièrement est le plus sûr remède pour renouer avec une alimentation saine et se débarrasser des addictions alimentaires qui empoisonnent nos existences. Le jeûne a également des nombreuses vertus thérapeutiques oubliées que la science est en train de redécouvrir.
  • Méditer
    Bouddhiste depuis un an, je pratique quotidiennement la méditation. Elle sera un atout inestimable pour faire face à l’adversité, quelle qu’elle soit.

 

A travers ces 4 pratiques hygiénistes que je mettrai en application du mieux que possible, je souhaite autant optimiser ma condition physique pendant l’expédition qu’attirer l’attention et communiquer sur leurs bienfaits.

  1. c)     Témoigner des Hommes et de la Nature dans les contrées reculées de l’Amérique du Nord. J’irai à la rencontre de ces communautés amérindiennes isolées à cheval entre tradition et modernité. Je m’intéresserai en particulier à toutes leurs initiatives visant à réhabiliter leur culture dans le monde moderne et à développer des activités économiques ou sociales respectueuses des Hommes et de la Nature. Je me renseignerai également sur les changements climatiques observés sous ces hautes latitudes, les programmes de préservation de l’environnement et l’impact environnemental des nouveaux enjeux économiques.
  2. d)     Diffuser America Extrema, ces expérimentations et ces témoignages via mon site web, des conférences, un livre et un film (réalisé avec une Gopro).

 

III Nourriture : (régime végétalien)

Riz blanc, farine de sarrasin, avoine et lentille rouge

Huile d’olive et de colza

Fruits secs

Oléagineux

 

IV Equipement :

Voici la liste du matériel clef de l’expédition :

–       Réchaud à bois Bushbuddy

–       Popote snow peak trek en titane de 1,4 L

–       Matelas Arkmat 200 cm

–       Tente big Agnes fly creek ul 1

–       Duvet cumulus teneqa 700

–       Vapour barrier line

–       Gourdes 1 L Platypus soft bottle closure cap

–       GPS etrex 30 Garmin

–       Boussole vtt mtbo orientsport

–       Montre casio sgw 400 h

–       Gopro Silver hero 3

–       Balise Delorm Inreach

–       Sac en Kevlar 10 L

–       Piles AAA et AA au lithium

–       Packraft Alpaca yukon yak avec jupe et voile

–       Pagaie sawyer

–       Sac à dos de 100 L Berghaus Vulcain III

–       Sacs étanches hyperlite mountain gear

–       VTT

–       Sacoches pour le vélo

V Précautions :

  • Aucun médicament ou autre drogue dans ma trousse à pharmacie (choix mûrement réfléchi), seulement de quoi désinfecter, recoudre et panser une plaie.
  • La balise Delorme Inreach me permettra de communiquer par textos sur tous les portables, de donner ma géolocalisation (affichée sur mon site web) quotidiennement et de lancer un SOS.
  • Aucune arme

 

VI Budget :

 

Poste Dépenses (en euros)
Equipement 8500
Remplacement de l’équipement 2500
Nourriture 10 euros/Jour + extras 4000
Frais d’envoi des colis 2000
Avion (aller et retour) 2000
Hébergement 0
Abonnement balise Delorme 400
TOTAL 19400

 

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