America Extrema fait son cinéma !

Avis à la Bourgogne du Sud et ses environs : Dans un mois, le 24 novembre 2017 à 20h30, le film America Extrema sera diffusé au cinéma de La Clayette (71). D’autres lieux de diffusions sont prévus et je vous invite à consulter régulièrement la rubrique « Conférences » pour vous tenir informés de l’agenda. J’aurais plaisir à vous y retrouver. Merci et à bientôt !

Catégories: Non classé | 1 Commentaire

Premier jalon : L’Italie

 

Il y a un an, la décision de m’engager dans des voyages d’un nouveau genre était déjà arrêtée. Bien que l’on se représente difficilement une expédition sans le secours et l’appui d’un équipement sans cesse plus sophistiqué, j’aspire dorénavant à partir à l’aventure sans aucun artifice, comme la nature m’a conçu, excepté une tenue vestimentaire. Il s’agit pour moi d’un virage radical et inopiné qui s’est amorcé pendant America Extrema. Le sentiment de devoir me libérer de toute charge se faisait lancinant et de plus en plus fort, présageant un passage obligatoire pour continuer à cheminer sur la voie nébuleuse qui s’était ouverte à moi. Je me fie toujours à mes intuitions quand elles me prennent aux tripes et me donnent des frissons dans tout le corps. Elles m’ont parfois sauvé la vie (cf article du 5 juillet 2016, Nome) et je vois en elles de brefs sursauts de lumière dans l’obscurité où je tâtonne.

C’est pour ces raisons, somme toute subjectives, que les nouvelles lignes de vie qui définissent désormais mon quotidien convergent vers cet unique but : voyager sur de longues distances sans chaussures, sans lunettes de vue, sans argent, sans matériel et sans papiers d’identité. Un mode de déplacement naturel et inoffensif, mais hors-la-loi, qui posera problème à la société tant que l’être humain n’y sera pas pleinement accepté pour ce qu’il est. J’ai récemment appris, non sans surprise, car je pressentais une quête spirituelle tapie derrière tout cela, que c’était le mode de déplacement de nombreux guides spirituels. Avant je lisais Nicolas Vanier et Mike Horn pour préparer America Extrema, maintenant je lis les évangiles et Matthieu Ricard pour préparer Mission Tibet (cf article du 27 août 2016, Un nouveau défi). Mais pour être en mesure de fouler cette terre promise, j’ai besoin de poser plusieurs jalons qui ne sont ni plus ni moins que des préparations qui vont m’aider à faire mûrir le projet, susceptible jusqu’au dernier instant de prendre une autre tournure. Car dans le fond, je ne connais de la destination que la direction pour m’y rendre.

C’est ainsi que je me suis retrouvé par un beau matin du mois d’août sur les chemins d’Assise en Italie, muni d’une simple paire de sandales (que je portais la moitié du temps) et d’un petit sac à dos contenant le minimum pour bivouaquer (environ 4 kilos). Je n’avais ni lunettes ni carte d’identité mais une carte bancaire, ce n’était que le premier jalon. En outre, je me suis imposé comme contrainte supplémentaire de ne pas emporter de nourriture avec moi. Je pouvais donc me sustenter uniquement lorsque je rencontrais un refuge ou un village, soit deux fois par jour en moyenne. Certains randonneurs chargés comme des mules avec les pieds prisonniers de lourds brodequins m’ont rappelé mes débuts laborieux. Ils évoquaient en moi l’image de bagnards traînant un boulet lourd de leur dépendance à la technologie et de leurs peurs. J’en appréciais davantage la légèreté de mon équipement sommaire, excepté, quand par inadvertance, un de mes orteils butait contre le sol raboteux en m’arrachant un cri léonin. J’ai vite appris à lever les pattes… Mises à part ces quelques erreurs d’inattention, le naturel revenait au galop et en l’espace de 600 km, à raison de 9 à 12h de marche par jour, j’ai pris un millimètre de corne sous les pieds sans déplorer la moindre coupure.

Pieds nus, les cheveux longs et les habits un peu crades, c’était un cocktail tentant (ou irrésistible) pour les forces de l’ordre. En 17 jours de voyage, j’ai été soumis à cinq contrôles, dont une fouille. En m’aventurant sans papiers dans l’espace Schengen, je ne prenais pas grand risque, d’autant plus que je me faisais passer pour un touriste étourdi qui avait perdu ses papiers. Et ça a marché ! Toutefois, cette présence policière inopérante s’érigeant comme des inquisiteurs enclins aux stéréotypes m’a fait réfléchir. Je me suis fait une idée de ce que pouvait ressentir ceux qui, en raison de leurs différences, sont soumis régulièrement à des contrôles d’identité dans leur propre pays.

Les Apennins, cette chaîne de montagnes étroite de la ceinture alpine qui parcourt l’Italie sur 1200 km de la Ligurie à la Calabre culmine à 2912 m (Corno Grande) et abrite un glacier (le Calderone), le plus méridional d’Europe. Une montagne sauvage qui abrite ours, loups et lynx, totalement excentrée des centres urbains à l’exception de petits villages étagés sur des pentes fortes suivant un système de terrasses où s’épanouissent une pléthore d’arbres fruitiers dont l’incontournable olivier. Quand on laisse derrière soi ces charmants villages aux églises prestigieuses, la casquette pleine de fruits glanés sur les bords de route, pour s’atteler aux lacets interminables, on découvre les pentes entièrement boisées des Apennins où s’étendent des forêts de hêtres droits comme des colonnes et des pinèdes qui n’ont jamais vu l’ombre d’un bûcheron. Les vallées sont toutes perpendiculaires à la « botte » et malgré l’altitude moyenne, une journée de marche sur la ligne de crête peut facilement comptabiliser 1500 m de dénivelé positif. Il m’est arrivé d’avoir froid la nuit à 1800 m avec seulement 7°C et de souffrir de la chaleur l’après-midi dans la vallée à 200 m avec 37°C, passant de la végétation alpine colorée par un tapis de myrtilles et de bruyères aux cactus en pots et aux palmiers.

Je serais encore en train de marcher du matin au soir d’un pas léger et heureux en Italie si j’avais pu me défaire de l’accablante nécessité de manger, de surcroît végétalien, alors que je n’avais rien dans mon sac et que la ligne de crête que je suivais ne traversait aucun village. Les refuges en montagne n’avaient guère que du pain, du fromage et de la charcuterie si bien que j’étais contraint à des détours par les villages. Les épiceries italiennes sont la bête noire du touriste étranger car aucun prix n’est affiché, rien n’est pesé, et la note se fait à la tête du client. Excédé par les tarifs malhonnêtes qui dépassaient ceux pratiqués dans le Grand Nord canadien où tout arrive par avion, je me suis dit que je pouvais fort bien terminer mes vacances en France. Ce que j’ai fait !

Le premier jalon, quoique écourté, a ainsi été posé avec, dans l’ensemble, des résultats concluants. Cela m’a permis de me faire une meilleure idée de ce qui m’attend dans un peu moins de deux ans. D’ici là, d’autres jalons plus engagés seront nécessaires pour me rapprocher de l’idéal de dénuement qui m’attire, un dénuement, non pas synonyme de faiblesse, limitation ou dépendance, mais au contraire, de confiance et de promesses, le plus sûr moyen de se mettre au diapason avec les lois du vivant et de récolter ses fruits.

Catégories: Non classé | 2 Commentaires

Au Mistigri la relève se prépare ……

En ce mois de juillet, bénéficiant d’une météo estivale idéale qui atténue ma soif d’espaces indomptés, mon matériel d’aventurier est brièvement sorti du placard, où il prenait la poussière, pour être exposé à La Guiche, devant un jeune public de 3 à 13 ans. Léna Bletry, directrice et animatrice du centre de loisirs »Le Mistigri » a eu la gentillesse de m’inviter pour présenter America Extrema devant un très jeune public. A cette occasion, j’ai eu le plaisir de rencontrer Christian Tournebize, animateur au centre de loisirs, un artiste dont je vous invite vivement à visiter le site : http://christiantournebize.blogspot.fr, vous y trouverez des merveilles !

Cette intervention a été suivi par des ateliers dont une initiation à la méditation, la fabrication d’une lessive artisanale, l’identification des plantes comestibles et apprendre à allumer un feu par tous les temps. Ce contact enrichissant avec les enfants m’a rappelé que l’enseignant apprend beaucoup de ses élèves et cela m’a donné envie de renouveler l’expérience.

Merci aux enfants pour leur gentillesse rafraîchissante, ainsi qu’à Léna, l’organisatrice, pour la confiance et l’intérêt qu’elle porte à mon travail.

Lors de cette intervention à La Guiche, j’ai également eu la joie de présenter pour la première fois, le film de l’expédition America Extrema, achevé récemment après un an de travail. Il sera disponible sur ce site à partir de septembre au format DVD.

Bon été à tous et à bientôt !

 

Catégories: Non classé | Laisser un commentaire

De retour d’Allemagne

« Je me laisse porter comme une feuille par le vent »

INTERVIEW : le sportif de l’extrême Florian Gomet, accompagné par des élèves de la ville partenaire de Paray, est notre invité – au programme d’aujourd’hui : sa conférence

Accompagné d’un groupe d’élèves de la ville partenaire de Bad Dürkheim, Paray-le-Monial, Florian Gomet est également notre invité depuis ce vendredi. Le Bourguignon de 32 ans est entre autres sportif de l’extrême et aventurier. Ce soir, il en parlera dans le Haus Catoir, ce qui pourrait représenter un défi supplémentaire pour son auditoire car il tiendra son discours en français. Mais il vient heureusement avec son partenaire d’entraînement allemand Uwe Heise, qui assurera l’interprétation. Renate Ritz-Schubert a assuré l’interprétation pour l’interview de la RHEINPFALZ.
De plus en plus de personnes se lancent des défis sportifs extrêmes, comme par exemple celui de courir un marathon. Ce que vous entreprenez va bien au-delà. Comment êtes-vous devenu un sportif de l’extrême ?
Ce n’était pas prévu. Jusqu’à mes 20 ans à peu près, je n’étais pas très sportif. Mais par la suite, on réalise que l’on n’est pas immortel, on apprend à reconnaître ce qui est bon pour son corps et ce qui ne l’est pas, on se cherche des défis et les choses se développent en fonction de ça. Au début, j’ai seulement une direction ou un but et ensuite, je me laisse porter comme une feuille par le vent.
Et comment en fait-on un métier ?
J’avais lu des livres traitant d’aventuriers et de sponsoring et je pensais que ça pourrait fonctionner comme ça. Mais je n’ai pas trouvé de sponsors ou de médias intéressés. Pour l’America Extrema, j’ai économisé pendant quatre ou cinq ans et vécu presque comme un moine. Au cours de mon périple, ce sont surtout les Indiens du Canada qui m’ont soutenu avec une hospitalité telle, que j’ai eu l’idée de tenter d’atteindre le Tibet à pied et sans argent. J’aimerais démontrer que même sans argent, on peut accomplir de grandes choses.

Mais vous n’avez pas renoncé aux chaussures pour économiser de l’argent. Comment en êtes-vous venu à marcher pieds nus ?
Ça non plus, ce n’était pas prévu. Je marchais beaucoup pour m’entraîner et j’ai souffert de douleurs sciatiques. L’ostéopathie et la physiothérapie ne m’ont pas aidé. C’est à ce moment-là qu’Uwe Heise (il enseigne l’allemand à Paray-le-Monial) m’a recommandé le livre intitulé Born to Run. Il y est expliqué que l’amorti des chaussures de course peut être la source de problèmes. Ces chaussures nous poussent à poser le talon en premier et de dérouler ensuite le pied. Ceux qui courent pieds nus posent naturellement la plante des pieds en premier. Lorsque j’ai changé ma façon de courir, j’ai bien sûr eu quelques problèmes musculaires au début, mais les douleurs sciatiques ont également disparu.

Est-ce que cela a également un rapport avec votre changement d’alimentation ?
Quand je me suis mis à travailler comme bûcheron indépendant, je consommais beaucoup de produits laitiers et j’ai eu beaucoup de problèmes de santé à ce moment-là. Mais je pensais que j’avais besoin de manger plus riche. J’ai souffert d’une insolation pendant un entraînement de canoë et je n’ai pas pu manger pendant plusieurs jours, mais j’étais quand même apte à poursuivre l’entraînement. C’est encore Uwe Heise qui m’a donné un livre sur le jeûne. Ce livre a été une révélation. Du jour au lendemain, je suis passé à l’alimentation vegan et je ne mange plus qu’une fois par jour. Depuis, je suis en bonne santé. J’adore l’aventure, mais il n’est pas nécessaire de partir loin pour ça. Il est possible d’en vivre avec son propre corps.
Interview : Achim Wagner
LES FAITS

25 élèves de Paray-le-Monial sont arrivés au collège Werner Heisenberg pour un échange scolaire. Ils resteront jusqu’au 7 avril. Ils seront accueillis, entre autres, par le maire Christoph Glogger.

PHOTO
Les plantes de pieds de Florian Gomet portent les stigmates de nombreuses courses réalisées pieds nus. Le sportif de 32 ans fait par ailleurs du vélo, du canoë et du ski.
Photo : Franck

LE PERSONNAGE

Florian Gomet
Florian Gomet, ancien professeur de mathématiques, est bûcheron, auteur, aventurier et sportif de l’extrême. Il a traversé les Alpes à vélo, il a parcouru les 2 600 kilomètres séparant Oslo du Cap Nord en 55 jours, à vélo et à pieds, et est rentré l’année dernière de son America Extrema. C’est le nom qu’il a donné à son aventure, au cours de laquelle il a parcouru 12 000 kilomètres en 15 mois, à vélo, en canoë et à ski, avec la traversée des Rocheuses canadiennes en plein hiver – seul et sans armes.
Son prochain projet : il voudrait marcher depuis la France jusqu’au Tibet, pieds nus, sans argent et sans papiers.
Aujourd’hui, M. Gomet s’exprimera dans le Haus Catoir (19 heures, salle de conférences) au sujet de son expérience de coureur aux pieds nus, de l’alimentation vegan, de la cryothérapie, du yoga et de la méditation. Son partenaire d’entraînement Uwe Heise, professeur d’allemand au collège de Paray, assurera l’interprétation. Celui-ci a régulièrement motivé M. Gomet et ce, à des moments décisifs.
M. Gomet donnera d’autres conférences à Frankenthal et à Bobenheim-Roxheim. Là-bas, le Français qui se douche uniquement à l’eau froide depuis des années a prévu de nager dans le lac Silbersee.

« Merci encore au collège Werner Heinseberg de Bad Dürkheim ainsi qu’à Lucie Heise pour les traductions ! »

 

 

Page d’accueil du collège Werner Heisenberg – téléchargée le 20/04/2017
Le coureur aux pieds nus Florian Gomet en visite au collège Werner Heisenberg
America Extrema – 12 000 km de traversée du Canada et de l‘Alaska

Il est rare qu’un invité du collège Werner Heisenberg suscite autant d’intérêt que Florian Gomet. « Pourquoi courez-vous pieds nus par 12° C en plein mois de mars ? » était la question qui revenait le plus souvent.
Le 3 et 9 avril, le bourguignon aventurier et sportif de l’extrême a présenté devant les classes de français ainsi qu’au cours d’une intervention spontanée auprès de la classe 6a (Français 1ère langue étrangère), son expédition de 15 mois. Florian Gomet l’a intitulée « America Extrema ». À pieds, à skis, à vélo ou en canoë, au cours de l’hiver 2016, Florian Gomet a été le premier à traverser le continent nord-américain du Pacifique à l’Atlantique, sans appareils et sans armes. Traversant marais, fleuves, lacs, terrains accidentés et les Rocheuses recouvertes d’un manteau de neige, il a rencontré des ours et des loups et a pu faire l’expérience de l’hospitalité d’indiens du Canada, bien loin de toute civilisation. Par ailleurs, il a pu s’entretenir avec son public captivé de sujets tels que la vie en harmonie avec la Nature, la course pieds nus, le jeûne et l’alimentation vegan, les sports extrêmes et la survie dans un environnement froid, le yoga et la méditation. À la fin, il encourageait les élèves à réaliser leurs rêves mais a bien précisé que cela était également synonyme de sacrifices et d’efforts.
Aujourd’hui, il mène une vie de conférencier et de bûcheron en Bourgogne, où il prépare son prochain projet hors du commun : atteindre le Tibet comme une sorte de pèlerin, sans argent ni papiers.
 Son parcours :
Études de mathématiques/ formation à l’enseignement, professeur de mathématiques au collège
2008 Traversée des Alpes à vélo : 1 400 km en 12 jours
2009 La Roumanie en vélo tout-terrain : 2 400 km en 27 jours
2011 France-Suisse-Autriche à pieds : 800 km en 27 jours
2012 Norvège : d’Oslo au Cap Nord, à pieds et à vélo, 2 600 km en 55 jours
2014 La Loire en canoë gonflable, 900 km en 20 jours 
Les origines de l‘intervention
Uwe Heise, collègue et enseignant au collège René Cassin de Paray-le-Monial, est un ami et partenaire d’entraînement de monsieur Gomet. Ce dernier avait exprimé son intérêt pour l’échange du 30/03 au 07/04 avec le collège Werner Heisenberg à Bad Dürkheim et de pouvoir parler de son expédition dans le cadre d’une intervention pour un public universitaire, dans le Haus Catoir ainsi qu’à Bobenheim et à Roxheim, à la suite de quoi j’ai prié cet hôte hors du commun de s’installer chez nous pour une durée de 9 jours.
(Pour plus d’informations, consulter le site http://cap-au-nord.com/).
Renate Ritz-Schubert

Catégories: Non classé | Laisser un commentaire

Nul n’est prophète en son pays ?

Chers lecteurs et fidèles de ce site, il y a bien longtemps que je n’ai pris le clavier pour donner signe de vie, non pas parce que mes bains hivernaux m’ont refroidi mais tout simplement parce qu’America Extrema est, me semble-t-il, tombé dans l’indifférence la plus totale et que mes projets à venir sont encore à l’état embryonnaire. Très peu de conférences, même à prix discount, et aucun support médiatique intéressé pour relayer mon aventure, même de la part des magazines de voyage, quand bien même j’ai réalisé une première mondiale. Je dois me rendre à l’évidence qu’America Extrema n’attirera jamais les foules comme le fait si bien une assiette de charcuterie ou une choucroute.

J’aurais été à deux doigts de céder au découragement et mettre un terme à ce site sans l’invitation d’Anni Kernbach, une Allemande, rencontrée lors de mon intervention au collège René Cassin de Paray le Monial à l’occasion du jumelage franco-allemand. Début avril, je suis donc parti une semaine à Bad Dürkheim en Allemagne pour animer 5 conférences, à la fois dans des établissements scolaires et des salles communales ouvertes au public. Une semaine de vacances qui m’a apporté une bouffée d’oxygène dont j’avais besoin dans cette ville thermale qui bénéficie d’un micro climat étonnamment doux. Nulle part ailleurs je n’ai vu autant de fleurs que dans cette région du Palatinat.

Pour toutes ces raisons, en sus du chaleureux accueil et de l’organisation irréprochable, je tenais une fois encore à remercier Anni pour son initiative qui m’a fait chaud au cœur, et à Renate pour sa gentillesse et son hospitalité pendant cette semaine. Merci également à Uwe, professeur d’allemand et coureur au club de Roanne qui depuis des années m’apporte son soutien, son amitié, et sans qui ce séjour en Allemagne n’aurait pu voir le jour.

Uwe et Anni

Uwe et Anni

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Catégories: Non classé | Laisser un commentaire

Bonne Année !

Chers lecteurs, en ce début d’année 2017, je sacrifie à la tradition en vous présentant, sincèrement, mes voeux les plus chaleureux, pour une année que je vous souhaite riche d’expériences et de résolutions qui sachent briser la glace.

J’en profite également pour vous rappeler que le vendredi 20 janvier à 20 heures, salle du foyer rural à Gibles (71), j’animerai une conférence sur mon dernier voyage : America Extrema. J’aurai grand plaisir à vous y retrouver.

 

p1010094-comp

Catégories: Non classé | 1 Commentaire

Conférences

 
Le mardi 4 octobre, j’ai eu le grand plaisir de présenter America Extrema, pour la première fois, devant les collégiens de l’établissement René Cassin à Paray-le-Monial accompagnés de leurs correspondants allemands du Werner Heisenberg gymnasium de Bad Dürkheim. Un grand merci au chef d’établissement, Dominique Arnoux, pour son chaleureux accueil ainsi qu’à mon ami Uwe Heise qui a organisé cette rencontre et l’a traduite en allemand pour le jeune public.
La prochaine conférence, ouverte au public cette fois, aura lieu à Gibles en Saône et Loire, le vendredi 20 janvier 2017 à 20h, salle du foyer rural (en face de l’église). Entrée gratuite. Je serai ravi de vous y retrouver !
 
 les-eleves-des-colleges-cassin-et-jeanne-d-arc-ont-accueilli-les-correspondants-allemands-photo-maryvonne-bidault-1475173298
p1000092

 

Uwe Heise en pleine traduction !

Uwe Heise en pleine traduction !

 
 p1000087
 
Catégories: Non classé | 1 Commentaire

En attendant,…. retour au quotidien

En attendant le nouveau défi, il va falloir travailler dur… D’une part, mes économies étant épuisées, je vais reprendre mes activités professionnelles de bûcheron, sylviculture et d’entretien de jardin, en tant qu’entrepreneur forestier. D’autre part, pour préparer Mission Tibet, je vais reprendre plusieurs activités sportives dont la course à pied au club athlétique du Roannais, à tout cela s’ajoute, comme précédemment évoqué, la rédaction d’un livre et peut-être la réalisation d’un film.
Vous m’avez suivi à travers toute l’Amérique du Nord, ce dont je vous remercie, si vous souhaitez me recevoir dans votre ville, pour m’entendre faire revivre l’expédition America Extrema, je vous prie de bien vouloir m’en informer via le formulaire de la rubrique contact.
Outre les conférences, je suis également à la recherche de travaux forestiers.
Cap au nord ne sera pas en veille d’ici Mission Tibet, une fois par an,  je partirai à l’étranger pour de petites expéditions préparatoires durant lesquelles mes péripéties vous seront contées. La newsletter vous tiendra informé de mes excursions, de la sortie du livre, du film, ainsi que de toutes les conférences que j’animerai. Si ce n’est pas encore fait, n’hésitez pas à vous inscrire pour la recevoir.
Catégories: Non classé | 1 Commentaire

Un nouveau défi

Avant d’entamer America Extrema, j’avais déjà en tête le prochain défi. Rien de tel que les longs moments de solitude d’une expédition pour préparer la suivante. C’est un véritable privilège que d’être coupé de tout ou presque, pour réfléchir à l’orientation que prendra ma vie. Ce dont j’ai besoin pour m’épanouir, c’est d’explorer; mais de nos jours, que signifie encore explorer lorsque atteindre les pôles ou gravir un 8000 m est avant tout une question d’équipement et de gros sous ? Aujourd’hui, en lisant (ou relisant) les récits d’aventures qui autrefois me transportaient, je ne rêve plus. Le monde de l’aventure s’est démocratisé et les aventuriers sont devenus des sportifs et c’est tant mieux;  car l’exploration ne s’arrête pas pour autant, elle prend même d’ores et déjà de nouveaux chemins. La terra incognita du 21ème siècle, c’est le corps humain et ses incroyables capacités que la médecine moderne commence tout juste à décoder. Ce « nouveau continent » a déjà ses pionniers, en particulier, le Néerlandais Wim Hof, capable de rester 72 min dans l’eau glacée, et qui a presque réussi l’ascension de l’Everest pieds nus et en short. Je pense aussi à ce groupe de onze Suédois qui, en 1954, a rejoint Stockholm à pied depuis Göteborg, 520 km en 10 jours, en jeûne total, ou encore, aux coureurs du monde entier qui parcourent de longues distances pieds nus.

Pendant trois ou quatre ans, je vais donc développer autant que possible les trois aptitudes suivantes : courir pieds nus sur de longues distances, maîtriser la thermorégulation de mon corps afin de supporter l’eau glacée et, enfin, être capable de courir (ou marcher) plusieurs jours sans manger. Puis, le jour où je me sentirai prêt, je m’élancerai pour un nouveau défi : Mission Tibet. Je partirai de chez moi sans rien : sans chaussures,  sac à dos,  argent ni papier, pour rejoindre le Tibet en passant par l’Europe de l’Est, la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Inde puis la Chine. Comme il me sera indispensable de bénéficier de l’hospitalité presque quotidiennement tout le long de mon parcours, je rechercherai, avant le départ, des mécènes et commanditaires pour apporter une aide financière à une association, ou ONG à but humanitaire de chaque pays traversé, en guise de remerciement. Une fois au Tibet, j’envisage de rester seul dans une grotte pendant un an pour méditer.

Catégories: Non classé | 1 Commentaire

Epilogue

Voilà déjà une semaine que je suis de retour dans mon cher terroir où j’ai retrouvé avec bonheur famille et amis. Finie la rude vie d’aventurier, je peux désormais utiliser un téléphone, me doucher quand je le souhaite et manger ce qui me plaît… Bref, je me réjouis de ces choses simples, enfin accessibles, et savoure chaque seconde qui s’écoule.

Devant l’un des murs de ma maison, je reste parfois de longs moments, songeur, à contempler une mappemonde où le trajet d’America Extrema est représenté au feutre noir. Oui ! Je l’ai fait et je suis revenu entier ! Mais dans le fond, « je » est un peu usurpé au regard de toutes les personnes qui, depuis la France, et tout le long de mon chemin m’ont aidé. J’ai une dette énorme envers ceux qui m’ont donné de leur temps ou de leur argent, et ceux qui ont ouvert la porte de leur maison ou de leur cœur. America Extrema ce n’est pas seulement 12 000 km, c’est aussi une longue chaîne humaine dont j’ai eu le privilège d’être le lien commun. Je me dois maintenant de coucher tous ces souvenirs sur le papier afin de ne jamais oublier. L’expédition sera complètement achevée une fois son récit publié, dans un an environ.

Dans son autobiographie, « Un long chemin vers la liberté », Nelson Mandela conclut en ces termes :

« J’ai découvert ce secret : après avoir gravi une haute colline, tout ce que l’on découvre, c’est qu’il reste beaucoup d’autres collines à gravir. Je me suis arrêté un instant pour me reposer, pour contempler l’admirable paysage qui m’entoure, pour regarder derrière moi la longue route que j’ai parcourue. »

Du haut de cette « colline », je ne peux m’arrêter qu’un seul instant car le long et tortueux chemin de la vie m’appelle de toutes ses forces.

IMG_2849 comp

Catégories: Non classé | 1 Commentaire